lundi 23 janvier 2017

Astrid

Ce fut le tricot boulet que je n'avançais qu'à contre coeur prétextant le manque de lumière ou de temps. Mais il a bien fallu tailler dans la lopi, puis faire les bandes de boutonnage. Un premier weekend puis hier et j'ai enfin terminé ce truc fou de couper dans un tricot que l'on vient juste de finir avec jacquard etc...
Sur toutes les vidéos et images que j'ai pu trouver, la bande de boutonnage se fait en ramassant les mailles le long de l'ouvrage après l'avoir coupé, ou bien la veste se ferme par une fermeture éclair. Or Astrid présente des bandes de boutonnage rapportées qui "s'emboîtent" en bas de l'ouvrage avec les côtes dont on laisse quelques mailles en attente et avec le col dont les mailles sont aussi en attente. Les noeuds et les fils coupés sont cachés par la partie en jersey de la bande de boutonnage que l'on coud sur l'envers de l'ouvrage.
Astrid, dans sa version courte (parce qu'en plus il a fallu que j'adapte l'original) était une commande spéciale de K. Je suis ravie d'avoir relevé le challenge, mais je ne recommencerai sans doute pas, car comme j'ai pu le lire dans un blog, si l'on doit toujours porter la veste fermée parce que qu'il fait froid, autant faire un pull :-)

 Astrid by Astrid Ellingsen, modèle issu du magazine Lopi n°28, tricoté en Alafoss lopi.

avant de couper, la séance couture pour arrêter la laine
j'ai coupé sur l'envers, guidée par les deux mailles "endroit sur envers"
la bande est cousue à mesure que je la tricote pour qu'elle soit à l'exacte bonne taille

Bandes cousues (ne pas oublier les boutonnières) et reprises au niveau du col avec les mailles en attente
je n'ai pas fait exprès mais les deux boutons du haut sont poil poil dans l'alignement des motifs jacquard
Ni lavée, ni bloquée mais déjà portée et adoptée ! l'épreuve du lavage en machine, ce sera pour plus tard...

jeudi 5 janvier 2017

tweed

Je continue mon exploration de la laine tweed de chez Zeeman avec le très cool sweater proposé par Ingrid (et oui encore elle mais que voulez-vous, elle est tellement adorable et ses tutos fastoches me reposent de combats tricotesques dont je reparlerai très vite). Voici donc la version 2016/2017 en pink de cette laine à 1.99€ la pelote de 100g qui est super agréable à tricoter et qui ne se déforme pas au lavage (j'ai pu vérifier sur la tunique au point de blé).
J'ai juste réajusté le tuto car l'échantillon ne correspond pas. J'ai donc monté 10 mailles de plus pour le dos et le devant et 5 mailles de plus pour les manches. J'ai aussi fait des rangs supplémentaires, 10 pour le corps, 12 pour les manches.

C'est pink, juste ce qu'il faut, l'effet tweed contrebalançant agréablement le côté girly. Je l'adore !
A suivre sur mes aiguilles, la version originale du tuto à rayures noires et blanches.

mercredi 4 janvier 2017

mardi 3 janvier 2017

lecture de décembre

Pour clôturer l'année, je me suis enfoncée dans une banlieue chic de New York, empêtrée dans les névroses de desperate housewives richissimes et gratinées et de leurs époux adultérins, frottée à l'effet dévastateur de la mort accidentelle d'un des membres de cette petite communauté qui cristallise une situation passablement bancale et nauséabonde. Tout ceci orchestré par la très grande Joyce Carol Oates. Un pavé indigeste non pas dans la forme, celle de JCO est irréprochable mais dans le fond. Ces gens sont tellement pathétiques au regard des enjeux planétaires actuels que ça en est lassant de superficialité.


Du coup j'ai complétement changé de registre et ai enchaîné avec le deuxième opus de Clémentine Beauvais qui attendait patiemment sur ma table de chevet que j'en finisse avec ma clique américaine.
Peut-être parce que j'ai du le lire très vite pour cause de dead line à la bibli je n'ai pas super accroché et suis passée à côté de cette construction si particulière en vers qui fait l'originalité du roman. L'histoire m'a paru tellement fade par rapport à l'épopée des petits boudins à bicyclette que je suis restée sur ma faim, déçue de ne pas faire chorus avec les critiques dithyrambiques lues ici et là.
A vous de voir...





 En balade dans la plus grande librairie indépendante bordelaise, j'ai acheté en poche le livre d'Anne Laure Bondoux, attirée par les sirènes. L'histoire est triste et jolie, nimbée de magie, mais sans grande originalité.



Bref, des lectures en demi-teinte, il était temps que l'année finisse.
Au compteur un total de 36 romans pour 2016, c'est bien peu dites-donc.... Allez zou, un peu plus de lecture, ça ne peut pas faire de mal !


lundi 5 décembre 2016

lecture de novembre



Elles ont en commun leur année de naissance 1906 et un sacré talent artistique. Peinture pour l'une, écriture pour l'autre. Elles sont pareillement culottées (au propre et au figuré, chacune à sa manière se rêvant en homme dans leur jeunesse) et ont aimé sans distinction de genre. Amoureuses de la vie (même si la palme du courage revient à Frida qui a souffert physiquement sa (courte) vie durant, bourrées d'humour caustique, elles ont créé leur propre style. Si elles n'ont pas, de leur vivant, étaient reconnues à leur juste valeur artistique elles restent aujourd'hui inclassables. Je ne sais pas si la brune Frida et la blonde Daphné ont entendu parler l'une de l'autre de leur vivant. Je les ai réuni tout à fait par hasard sur ma table de chevet en ce mois de novembre et c'est tout naturellement que j'ai cherché leurs points communs.
Mais revenons à ces deux livres. Si les lettres de Frida Kahlo sont bouleversantes d'intelligence, d'humour, d'amour, de souffrance et de courage, Tatiana de Rosnay est loin d'avoir le même talent, la même profondeur, même si on lui reconnait volontiers un méticuleux travail de recherche. La vie de Daphné du Maurier, sous la plume de TdeR commence comme un tourbillon, une valse effrénée et se traîne comme un after trop arrosé. Comme si l'auteure, fan depuis son adolescence avait essayé en vain de donner de l'épaisseur à une femme glaçante et ultra discrète. J'aurais préféré une fin à la Rebecca, brève et concise, laissant place au mystère et à l'imagination.

lundi 21 novembre 2016

19 ans # what's up ?

Lucien a 19 ans aujourd'hui (fêté hier pour cause de gateau trop long à faire le soir en rentrant du boulot. Et cette année, dixit l'heureux élu, il était a-bso-lu !)
Alors quoi de neuf ? Eh bien après un parcours scolaire sans faute, premier dérapage en juin dernier quand il ne valide pas son deuxième semestre de fac. Le voilà au "chômage technique" jusqu'en février. Et je fulmine.... Parce qu'il a raté son semestre de 6 points, et qu'il n'en fait pas une montagne. Il a bossé cet été, s'est payé un nouvel ordi avec ses sous du coup il a le temps d'y passer.... son temps... Bon je me plains moyen, il lit aussi des romans et vient de plonger dans La promesse de l'aube de Gary, il adore ! J'essaie de remplir son emploi du temps, il bûche son code, vide les poubelles, étend le linge, réceptionne les ouvriers qui font les finitions dans l'appart. Mais quand il repart chez son père, je souffle et lui aussi tellement je lui mets la pression. Mais je ne lâcherai pas, d'ailleurs je lui ai trouvé un boulot à la fac en décembre, il va surveiller les examens des premières années de médecine (où il verra peut-être sa cousine et une copine d'enfance en train de tirer la langue sur leur copie). Pas facile de cohabiter avec ce zozo même si c'est un amour... Haut les coeurs et happy birthday boy !

mercredi 9 novembre 2016

droit dans le mur

En visionnant Before the flood l'autre jour, j'ai enfin compris que Barack Obama n'était pas responsable de l'immobilisme américain au sujet du réchauffement climatique et des mesures d'urgence à prendre. Les sénateurs climato-sceptiques bloquent toute avancée dans le développement des énergies renouvelables car ils sont financés par les lobbies industriels tout puissants. L'élection d'un blanc peroxydé, âgé et homme d'affaires sans scrupule ne renversera pas la donne, au contraire. Je crois qu'il va falloir se préparer au pire et prier pour les réfugiés climatiques. En même temps, les électeurs qui ont voté pour le blanc peroxydé n'ont pas du réfléchir beaucoup car la plupart des villes américaines qui sont en bord de mer seront bientôt sous l'eau. L'arroseur arrosé, mais il sera trop tard...